Noir tango ~ Régine Deforges

♦ vol. 4 de « La bicyclette bleue » ♦

Résumé :

Novembre 1945 : à Nuremberg dans l’Allemagne vaincue, les Alliés jugent les anciens criminels nazis.
Léa Delmas, envoyée par la Croix-Rouge, y retrouve François Tavernier qu’elle a revu quelques mois plus tôt dans un Montillac en pleine reconstruction.
Léa, ébranlée par les atrocités de la guerre, s’effondre lorsque Sarah Mulstein lui raconte l’horreur de son calvaire dans le camp de Ravensbrück. Les souffrances et les humiliations ont fait de cette femme sensible un être habité par la haine et le désir de vengeance.
Sarah convainc François Tavernier d’épouser sa cause et de rejoindre le réseau de Vengeurs qu’elle a constitué. Leur mission est simple : traquer et exécuter les nazis partout où ils se trouvent. Cette «chasse» les conduit en Argentine où les milieux péronistes facilitent l’insertion des criminels de guerre dans la société.


Mon avis :

J’ai dévoré ce quatrième tome aussi vite que les autres bien qu’il soit un peu différent. C’est surtout l’histoire d’amour de plus en plus passionnée de Léa et François qui m’a plu et le fait qu’elle se trouve toujours impliqué malgré elle dans les «justes causes». La population d’après guerre est partagée entre la volonté d’oublier, bien que ce soit impossible et le besoin de vengeance qui ne ramènera pas les proches disparus.
En bref, j’ai toujours hâte d’arriver au tout dernier mot du dixième tome !

 

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Maintenant Borges parlait de Flaubert, de Schopenhauer, de Stevenson, de Kipling, d’Oscar Wilde… De Flaubert elle n’avait lu que Madame Bovary et de Kipling, Le Livre de la jungle !… pas assez pour soutenir une conversation avec ces gens qui jonglaient avec le français, l’espagnol, l’anglais et l’italien. Léa se sentait sotte et ignorante… et elle n’aimait pas cela. Peut à peu, elle s’évada de l’assemblée, revoyant les dîners à Montillac, quand son père et son oncle Adrien parlaient des livres qu’ils aimaient. La petite fille alors les écoutait, heureuse quand le nom d’un écrivain lui rappelait quelque chose – ne fût-ce quela place qu’il occupait dans la bibliothèque paternelle. Enfant, elle était la seule à aider son père à ranger les livres. Plus tard, elle avait commencé à les lireen partant de la première lettre de l’alphabet. C’est ainsi qu’elle avait lu plusieurs romans d’Edmond About : Maître Pierre, sur l’assèchement des Landes, Le Roi des montagnes, et L' »homme à l’oreille cassée… Les dix-huit volumes des Mémoires de la duchesse d’Abrantès, Les Poésies philosophiques de Louise Ackermann, Irène et les eunuques de Paul Adam. Dans les B, après avoir dévoré Les Epoux malheureux puis Les Amants malheureux de Baculard d’Arnaud, elle s’était jeté sur Balzac et avait lu La Comédie humaine avec gourmandise. De Constant elle avait aimé Adolphe et de Farrère, Fumée d’opium ; sans oublier Delly, Corneille. C’est à la lettre F qu’elle s’était arrêtée de lire dans l’ordre alphabétique de la bibliothèque de son père et avait puisé, au hasard de son inspiration, dans les M, ce qui avait amené Mauriac et Montaigne, dans les R, Rimbaud et Paul Reboux… Quand on s’étonnait qu’elle puisse passer de Paul Bourget à Voltaire, elle répondait agacée : « Ce sont des livres. » Car pour elle, en ce temps-là, la lecture était avant tout un dépaysement,une évsaion. Le style, le sujet, l’époque n’avaient pas d’importance, seul existait le plaisir de la lecture, de la découverte. Ce n’est que bien des années plus tard qu’elle fit la différence entre la bonne littérature et l’autre – mais jamais elle ne voulut renier celle-ci.

Extrait page 246

 

(¯`°v´°¯)
(_.^._)
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