La maladie de Sachs ~ Martin Winckler

Résumé :

« Pourquoi venez-vous me voir, ce soir ?

Parce que je ne sais plus quoi faire.

Parce que ça fait trop longtemps que ça dure.

Parce que ça ne peut plus durer.

Parce que je n’ai pas trop le choix, si ça ne dépendait que de moi, vous savez, les médecins, moi, moins j’en vois, mieux je me porte… »

Dans la salle d’attente du docteur Bruno Sachs, les patients souffrent en silence. Dans le cabinet du docteur Sachs, les plaintes se dévident, les douleurs se répandent. Sur des feuilles et des cahiers, Bruno Sachs déverse le trop-plaint de ceux qu’il soigne.

Mais qui soigne la maladie de Sachs ?

Mon avis :

Wouaw que d’émotions à travers cette brique qui se lit pourtant sans aucune difficulté. Toutefois je pense qu’une relecture permet d’apprécier d’autant plus ce petit bijou. En effet, on ne situe pas toujours les personnages au premier coup d’oeil malgré que leur nom soit mentionné en début de chapitre.

De même, on ne comprend pas toujours où l’auteur veut en venir ni où il veut nous mener mais pourtant c’est un vrai régal cette lecture. Le style est fluide et agréable, les personnages on ne peut plus attachants.

On est plongé dans cette intimité qu’il n’y a qu’entre médecin et patient, sans voyeurisme et avec un certain respect de chaque patient, on le ressent à travers les pages.

Merci à Aurore et son Challenge sans qui je n’aurai probablement jamais découvert cette lecture.

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Toi, j’imagine que ça t’a fait un choc. Depuis sept ans, je viens te voir trois fois par an, auscultation, prise de sang, pesée, quelques mots sur la pluie et le beau temps, pour finir par l’ordonnance pour l’unique médicament que je prends… Un client sans histoire. Une fin sans histoire.

Extrait page 542

… Oui j’ai envie d’être pleine de vous et de vous voir tenir un petit bout d’homme ou un petit bout de femme dans vos bras. Comme vous, j’ai peur de les voir souffrir, et j’ai peur de mourir avant qu’ils soient autonomes, parce que je sais que la vie, c’est risqué ! Mais depuis que je vous ai rencontré, je sais où est ma place, où est mon désir. Je ne veux pas d’enfants d’un autre que vous, mais je n’aurai pas d’enfants envers et contre vous.

Extrait page 564

Aimer c’est être impuissant contre le temps, et en avoir conscience.

Aimer, c’est savoir que l’amour n’aura qu’un temps, tout le temps de la vie peut-être, mais seulement ce temps-là.

Aimer, c’est savoir que si l’on ne meurt pas le premier, on verra l’autre mourir.

Qu’on verra la vie et l’amour mourir chez l’autre, avant même que l’autre ne meure. Et qu’en voyant l’autre mourir, on mourra tout vif.

Extrait page 611

(¯`°v°´¯)
(_.^._)

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