Pitié pour le mal ~ Bernard Tirtiaux

Résumé :

Fin août 1944, une colonne disparate d’Allemands démobilisés fait étape dans une ferme de Wallonie et réquisitionne chevaux et chariots pour rentrer au pays. Révolté, Mutien, un des fils, entraîne son jeune frère Abel sur les traces du convoi pour récupérer Gaillard de Graux, un brabançon prestigieux, orgueil de la famille. Ce beau roman initiatique, où se tissent insidieusement des liens d’amitié entre ennemis, pose la question fondamentale de la faute et du pardon, et, au-delà, évoque les écueils de l’existence qui, à l’instar de Gaillard de Graux, nous conduisent sur d’autres chemins que les voies tracées d’avance.

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce petit livre de cet auteur belge.

Il s’agit d’une histoire d’amitié, quasi fraternelle, de 2 frères pour un cheval, le prestigieux étalon de la famille qui a remporté de nombreux prix. L’avancée des Alliés oblige les Allemands à se replier et en manque de transports, ils réquisitionnent tous les chevaux des fermes belges. Suite à la mort de leur père, ils sont les hommes de la famille et ne supportent pas ce vol de la part des Allemands en fuite. Les deux gamins ne se résignent donc pas et décide de suivre ces voleurs pour récupérer leur cheval.

Il ne s’agit pas d’une gentille petite histoire, mais plutôt du récit de cette étrange épopée. Devenu adulte, l’un des 2 frères se souvient et essaie de reconstituer ce périple et d’analyser les actes de son frère qui vouait une véritable haine de l’Allemand, même lorsque celui-ci lui tendait la main.

J’ai trouvé très intéressant de voir la Seconde Guerre mondiale sous cet angle un peu particulier, à savoir la fuite des Allemands à travers la Wallonie, et quelle surprise de voir sa petite ville de Ittre ou encore de Braine cités dans cet ouvrage. Je m’interroge quant au côté réaliste de l’aventure, mais rien ne paraît vraiment invraisemblable.

Un petit roman sympathique qui a le mérite de faire réfléchir à certaines questions liées à la Seconde Guerre mondiale.

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Je n’absous pas les actes, bien sûr, mais j’estime qu’il faut transmettre à nos enfants la vigilance plutôt que la haine. La haine est sectaire, elle méprise, elle exclut. La vigilance est ouverte, elle est l’affaire de tous, vainqueurs comme vaincus. Elle a pour enjeu que pareilles dérives ne se reproduisent plus.

Extrait page 81

(¯`°v°´¯)
(_.^._)

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