Treize à table : 2016 ~ Collectif

treize à tableRésumé :

Les plus grands auteurs de la littérature contemporaine ont pris cette année encore leur plus belle plume pour vous concocter un délicieux recueil de nouvelles autour d’un thème : frère et sœur.
Ceux qui s’aiment, ceux qui se détestent… Souvenirs d’enfance, vie commune, haine larvée ou avouée, à chacun sa recette.

Douze fratries à découvrir sans modération.

Mon avis :

J’avais beaucoup aimé le premier volet de ce recueil de nouvelles d’auteur contemporains, réunis pour la bonne cause autour d’un thème commun. Cette fois-ci, c’est le thème de la fratrie qui a été mis en avant et … j’avoue être un peu déçue.

Sans doute dû au fait qu’il y avait moins d’auteurs que j’apprécie mais je m’étais dit que c’était l’occasion d’en découvrir de nouveaux … et bien, malheureusement, cela n’a pas marché.

J’ai quand même passé un agréable moment, mais rien d’inoubliable, si ce n’est mes auteurs fétiches : Maxime Chattam (que j’apprécie beaucoup plus dans ses nouvelles en fait, moins difficile à supporter son côté très (trop ?) noir), Agnès Ledig (pour sa poésie), … Et quelques-uns que je n’apprécie définitivement pas : Nadine Monfils (pour son côté grossier, vulgaire inutilement), … et d’autres dont je ne suis pas parvenue à suivre leurs idées : Stéphane De Groodt qui nous offre un florilège de jeux de mots, au détriment de l’histoire (ou je n’ai pas tout saisi alors).

(¯`°v°´¯)
(_.^._)

Son carnet rouge ~ Tatiana de Rosnay

Son carnet rougeRésumé :

L’infidélité est-elle indissociable du couple ? Le conjoint trompé est-il toujours victime ? Le fruit est-il plus savoureux lorsqu’il est défendu ? Tels sont les thèmes que Tatiana de Rosnay décline au fil de ces nouvelles drôles et décapantes. Jeune fille au pair ou meilleure amie, les profils sont divers et les tentations multiples pour un homme. Pourtant les femmes, qu’elles soient bafouées ou volages, ne sont pas en reste. Elles se surpassent même : rendre leur bague sans un mot, tromper en retour, dévaster le domicile conjugal et déchirer les cœurs… ou simplement pardonner par amour ou par dépit. À travers ces histoires brûlantes d’amours interdites et de duperies démasquées, l’auteur revisite l’adultère dans tous ses états. Vengeances machiavéliques, situations tantôt tragiques, tantôt cocasses, les chutes inattendues de ces récits sont toujours croustillantes et parfois glaçantes. Sur un ton léger et souvent sarcastique, Tatiana de Rosnay nous offre un ouvrage jouissif, où le rire se mêle à la compassion et la transgression au désir.

Mon avis :

Ce n’est pas premier livre de cet auteur que je lis, par contre, je ne suis habituellement une grande adepte des nouvelles. Mais j’accroche de plus en plus à ce genre de courts récits, quand ceux-ci sont bien écrits, évidemment.

Je n’ai pas été déçue par la plume de Tatiana de Rosnay avec son écriture fluide et légère, ces nouvelles sont très agréables à lire avec leur chute plutôt inattendue !

Par contre, par rapport au thème, je les ai trouvé un peu répétitives et la vision de l’amour n’est vraiment pas très optimiste. (on ne va pas débattre sur le fait qu’en amour, tout n’est pas toujours tout rose mais de là à dire que tous es hommes sont infidèles …). Bref à lire pour passer un petit moment agréable sans trop se prendre la tête … et moi il me reste pleine de livres de cette auteure à rattraper.

(¯`°v°´¯)
(_.^._)

Bleu toxic ~ Christophe Léon

Résumé :

Deux désastres technologiques. Deux tragédies écologiques. Se battre et survivre.

1956, baie de Minamata au Japon ; une étrange malédiction s’abat sur une population de pêcheurs. Les enfants du village tombent malades victimes d’un virus inconnu. Des chats, des dauphins, des poissons décèdent dans d’étranges circonstances…

1984, Bhopal en Inde ; une cuve de l’usine Union Carbide explose et décime une partie de la population. Gaz naît dans la nuit du drame. Quatorze ans plus tard, il s’installe dans l’épave du bâtiment industriel…

Des destins d’adolescents bouleversés. La survie… mais à quel prix ?

Avec ces deux nouvelles, Christophe Léon alimente le débat et interroge le lecteur sur le sort que nous réservons à notre planète et à ses habitants.

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ces deux petites nouvelles, courtes mais touchantes et prenantes.

Et puis le but de leur écriture est aussi intéressante puisque l’auteur espère sensibiliser les lecteurs aux catastrophes écologiques. On est rapidement pris dans l’histoire de ces familles et intrigué par ce qu’il leur arrive, l’auteur maintient un certain mystère mais juste ce qu’il faut pour titiller notre curiosité jusqu’à la découverte de la terrible catastrophe que l’on pressentait.

Deux très belles petites nouvelles qui s’adressent aux jeunes, mais que les moins jeunes sauront aussi apprécier.

(¯`°v°´¯)
(_.^._)

La tombe des lucioles ~ Akiyuki Nosaka

Résumé :

C’est avec ces deux récits admirables et particulièrement bouleversants, couronnés en 1968 par le prix Naoki, l’une des plus hautes distinctions littéraire, que Nosaka conquit la notoriété. Peu de temps auparavant, Mishima avait applaudit à son premier roman, Les pornographes, roman scélérat enjoué comme un ciel de midi au-dessus d’un dépotoir.
La tombe des lucioles, visionnaire et poignant : l’histoire d’un frère et d’une sœur qui s’aiment et vagabondent dans l’enfer des incendies tandis que la guerre fait rage et que la faim tue. Voici une prose étonnante, ample, longue, proustienne dans le sens qu’elle réussit à concentrer en une seule phrase des couleurs, odeurs et dialogues, mais prose très violente, secouée de mots d’argots, d’expressions crues, qui trouvent ici une beauté poétique et nouvelles, d’images quasi insoutenables – prose parcourue d’éclaires. (Diane de Margerie)


Mon avis :

Une lecture un peu mitigée. Tout d’abord concernant la première nouvelle, La tombe des lucioles, je trouve que l’animé est plus touchant que l’écrit. J’ai pas trop aimé le langage un peu argot qui ne cadre pas avec les émotions que j’ai ressenties, peut-être est-ce dû au fait que j’avais vu l’animé et qui, lui, est plus « poétique ». Je trouve également le style un peu abrupte, je sais pas trop expliqué mais en tous cas, je suis assez partagée à la lecture de cette nouvelle.
Concernant la deuxième, Les algues d’Amérique, j’ai eu plus de mal avec l’écriture qui passe du « il » au « je » à tout bout de champ, on s’y perd un peu dans la compréhension du texte. Et enfin, l’histoire est un peu crue sans grand intérêt.
Toutefois, j’ai bien aimé cet aperçu de la seconde guerre mondiale du côté japonais. On est tellement « habitué » à l’Histoire version franco-allemand, qu’on oublie parfois que les Japonais ont aussi été touchés, avec cette différence de culture en plus. Déjà pour nous, Occidentaux, les Américains apportaient des choses nouvelles mais alors pour ces Asiatiques aux moeurs différentes des nôtres, quel choc des cultures !

 

(¯`°v°´¯)
(_.^._)

Carnages ~ Maxime Chattam

Résumé :

Harlem Est. 18 novembre. 8h28.
Ils sont tous là, dans le hall de l’entrée du lycée. Plus que quelques minutes avant le début des cours. Parmi les élèves, un adolescent prépare son arme. Le carnage peut commencer…
Quand l’inspecteur Lamar Gallineo arrive sur les lieux, c’est pour découvrir le cadavre du tueur qui a retourné son arme contre lui. L’affaire dépasse rapidement le fait divers : de nouvelles tueries ont lieu dans d’autres établissements.
Lamar doit à tout prix enrayer cette macabre épidémie. Mais les apparences sont trompeuses. Toujours.


Mon avis :

Un bon livre, rien de surprenant avec Chattam ;o) Toutefois un peu déçue dans le sens où on est habitué à des constructions de récits plus complexes et moins rapides. Dans cette nouvelle, brièveté du récit oblige, on a l’impression que l’histoire a à peine commencé que c’est déjà fini.
On a un goût de trop peu, trop bref et trop rapide mais bon on est malgré tout tenu en haleine jusqu’aux dernières pages.

 

(¯`°v°´¯)
(_.^._)

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part ~ Anna Gavalda

Résumé :

« Quand j’arrive à la gare de l’Est, j’espère toujours secrètement qu’il y aura quelqu’un pour m’attendre. C’est con. J’ai beau savoir que ma mère est encore au boulot à cette heure-là et que Marc n’est pas du genre à traverser la banlieue pour porter mon sac, j’ai toujours cet espoir débile. »
Les personnages de ces douze nouvelles sont pleins d’espoirs futiles, ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu’il leur arrive, ils n’ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention, sans se rendre compte de la charge d’émotion qu’ils transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d’Anna Gavalda. En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos propres existences.


Mon avis :

Habituellement, je ne suis pas une grande fan des nouvelles mais dans ce cas-ci j’ai plutôt bien accrochée, probablement grâce au style d’Anna Gavalda, simple et léger qui lui donne un côté « humain ».
Douze nouvelles, des morceaux de vies, des instantanés qui ne se terminent pas forcément en « happy end » et c’est peut-être ça qui m’a plu, on s’identifie d’autant plus aux personnages que leur vie ressemble étrangement à la nôtre. Finalement, c’est peut-être comme partout et il faut s’y faire.
En tous cas, j’ai passé un agréable moment en compagnie de ce livre, voire même un léger goût de trop peu. Je suis peut-être même réconciliée définitivement avec les nouvelles (enfin tout dépendra du style de l’auteur ^^)

 

(¯`°v°´¯)
(_.^._)

Je vous écris ~ Inoue Hisashi

Résumé :

Le lecteur fera la connaissance des dix personnages de ce surprenant roman au travers de leur correspondance privée : lettre à une amie, à un amant, à des parents, à un psychiatre. Petit à petit, il entre par effraction dans leur intimité et leur personnalité secrète, par le biais de leurs confidences épistolaires ou par l’irruption d’un acte de naissance, d’un certificat médical, d’un article de journal… Autant de rebondissements que de personnages dans ce livre qu’on peut lire aussi comme un roman policier, si l’on sait que le dernier chapitre, qui les réunira malgré eux à l’occasion d’une prise d’otages, entrecroisera leurs destins dans des retrouvailles et nous livrera un meurtrier inattendu.


Mon avis :

J’ai terminé cette dizaine de nouvelles qui font, chacune, une vingtaine de pages ^^ Habituellement, je ne suis pas une grande fan des nouvelles mais ici c’est très différent.
La chute est inattendue mais ne me laisse pas sur ma faim et puis c’est sous forme de correspondance, même si parfois on n’a que les lettres d’un seul des 2 correspondants. J’aime beaucoup cette façon originale de nous faire découvrir l’histoire, c’est à nous de recoller les morceaux. Par contre, il n’est pas toujours évident de s’y retrouver vu les noms japonais, à moins d’y être habitué peut-être (ce qui n’est pas mon cas). Et surtout, la dernière nouvelle rassemble les personnages des nouvelles précédentes ^^
J’ai 2 coups de cœurs : Les mains rouges pour son originalité puisque l’auteur nous raconte l’histoire via des papiers administratifs, acte de naissance, actes de décès, déclaration à la police, … et cela suffit amplement pour retracer le parcours des personnages, on se rend compte que malgré le côté formel de cette paperasserie, ces documents peuvent malgré tout raconter une histoire et mon deuxième coup de cœur est pour Requiem juste parce que la chute ma fait sourire et que j’ai aimé l’astuce employée par l’une des correspondantes, mais je n’en dis pas plus, je vous laisse découvrir ce petit bijou ^^

 

(¯`°v°´¯)
(_.^._)

Previous Older Entries