Salicande ~ Pauline Alphen

♦ Les éveilleurs, tome 1 ♦

Résumé :

Claris a 12 ans et vit avec son père, Eben, et son frère jumeau, Jad, dans une vallée reculée et protégée par des montagnes d’accès difficile. Malgré la disparition précoce de leur mère et la mélancolie de leur père, malgré le handicap de son jumeau, Claris est une jeune fille enjouée, téméraire, qui rêve d’aventures. Des aventures comme celles qu’elle lit dans les livres de la tour interdite où s’est réfugié son père depuis la disparition de sa femme, des aventures comme celle que lui lisait sa mère, des aventures comme celles que son jumeau, handicapé, ne peut pas vivre. Mais Claris est persuadée que les aventures n’arrivent jamais aux filles. L’avenir va lui montrer qu’elle ne peut pas se tromper davantage…

Mon avis :

Wouaaaah, je commençais à saturer niveau littérature jeunesse mais là, avec ce roman, c’est une vraie bouffée d’air frais, rien de comparable avec la littérature jeunesse connue.

L’auteur nous invite à voyager à dos de sizyfs, à boire une bonne tasse de chococaf, emmitouflé dans de la dulcepiel, … bref, elle invente un monde merveilleux et fantastique, dans un futur pas si lointain de notre époque mais dont le passé n’est pas très glorieux. À travers cette histoire, c’est une remise en question de notre société contemporaine, une réflexion sur notre attitude vis-à-vis de la planète, bien cachée certes mais vaguement présente tout de même. Le récit est un peu lent mais malgré tout on se laisse emporter dans ce monde étrange, on a envie de comprendre, et au fonds on sent bien qu’il s’agit d’un premier tome qui sert à mettre en place tout un univers et une histoire bien plus complexe qu’il n’y parait. Vers la fin, les évènements commencent à s’emballer, à s’enchaîner sans pour autant éclairer le lecteur.

Le style est aussi très particuliers mais surtout très savoureux, plus recherché d’une certaine façon que dans bon nombres de romans du même genre, et ce n’est pas pour gâcher notre plaisir.

Et puis, il y a une notion qui me plait beaucoup, celle des Nomades de l’Écriture, même si on ne fait que l’effleurée dans ce premier volume et donc on n’en connaît pas encore toutes les nuances.

J’ai rarement eu aussi hâte de lire la suite d’un livre, mais il va me falloir patienter un peu et surtout acheter les deux tomes suivants !

Je tiens à remercier Livraddict et les Éditions Hachette pour cette magnifique découverte !

____ — ____ — °o° — ____ — ____
¯¯¯ — ¯¯¯ — °o° — ¯¯¯ — ¯¯

Eh bien, selon ma façon de… hum… voir les choses, je suis tout d’abord un homme. Je suis également un mari, un père, un frère. Et puis, je suis grand, beau, formidablement intelligent. Cela te fait rire ? Donc, je suis aussi parfois drôle. Voyons, quoi d’autre… Ma femme dirait que je suis mauvais joueur, ronfleur… J’en passe et des meilleurs. Parce que je suis aussi un rimeur ! Vois-tu, être aveugle me caractérise mais ne me résume pas.

Extrait page 119

Je ne suis pas « avant tout » une mère. Il n’y a pas de « avant tout ». Il y a « tout ». Une femme, une mère, une fille, une sœur, une maîtresse, une cuisinière, une intendante,… Tout à la fois. La difficulté se situe exactement-là, car personne ne peut tout faire bien tout le temps. C’est un équilibre impossible…

Extrait pages 166 & 167

Eh bien, tu te trompes, je ne le peux pas. Longue-Vue peut me désarçonner quand il veut. Je pourrais me maintenir quelques temps sur son dos, mais il finirait par y arriver. Dominer, dans ce cas précis, signifierait soumettre, asservir, casser. Or, je ne désire pas un esclave mais un cheval. Non, le dominer ne représente aucun intérêt.

Extrait page 201

(¯`°v°´¯)
(_.^._)

Trouble ~ Helene Uri

Résumé :

À sa mort, Karsten Wiig ne compte presque plus de proches dans son entourage : six personnes seulement assistent à ses obsèques. Parmi elles, curieusement, se tient le célèbre magistrat Edvard Frisbakke, réputé pour son sens infaillible de la justice. Lui qui a toujours été si sûr de sa capacité à distinguer le mal du bien afin de rendre le monde meilleur a fait basculer la vie du défunt, vingt ans plus tôt.
Bien des années auparavant, Karsten vit avec Marianne. Mariés, deux enfants, ils s’aiment malgré les difficultés du quotidien, jusqu’à ce que Marianne découvre que Karsten l’a trompée. Tout vole alors en éclats, la confiance est brisée, à tel point que Marianne ne sait plus vraiment qui est son mari…
Peut-on être sûr de connaître celui qu’on aime ? À quel moment la confiance dans un couple est-elle remise en question ?

Mon avis :

Je ne suis pas une habituée de la littérature nordique mais je dois reconnaître que le style est assez particulier, maintenant, il s’agit peut-être d’une caractéristique de cette auteure.

Dès le départ du récit, on est un peu dérouté car on est plongé dans une histoire qui « commence par la fin » pour ensuite reconstituer les évènements par une succession d’aller-retour à la fois dans le présent et dans le passée mais également à travers le vécu de différentes personnes. On s’y perd un peu, d’autant plus que les « histoires de famille » foisonnent et que ces famille sont grandes. Cependant, une fois le cadre bien installé et digéré, on se laisse porter par le récit, et on suit assez facilement le cheminement des différents personnages dont les points de vue évoluent au fil du temps.

Je suis assez partagée sur la manie des non-dits et allusions aux différents évènements : c’est utilisé à sa juste valeur en ce qui concerne le sujet principal et difficile de l’inceste mais j’aurais aimé un peu plus de clarté quant à la fin et au véritable rôle joué par le père. Le dernier chapitre me semble assez évident mais on est un peu partagé par rapport à l’attitude d’une des filles. Par contre, j’ai beaucoup aimé le fait d’expliquer le « lien » entre les différents intervenants et pourquoi certains d’entre eux en sont arrivés là où ils en sont.

Je pense qu’il me faudrait faire connaissance avec d’autres auteurs nordiques pour avoir un meilleur point de vue par rapport au style un peu différent de ce que j’ai l’habitude de lire, mais ce fut une découverte enrichissante.

Je tiens particulièrement à remercier Livraddict et les éditions JC Lattès pour m’avoir permis de découvrir ce roman lors d’un partenariat.

(¯`°v°´¯)
(_.^._)

Comment se débarasser d’un vampire amoureux ~ Beth Fantaskey

Résumé :

Jessica attendait beaucoup de son année de terminale : indépendance, fêtes à n’en plus finir… Elle n’avait certainement pas vu venir Lucius Vladescu !Soudain, elle découvre que ses parents l’ont adoptée seize ans plus tôt en Roumanie, quand elle s’appelait encore Anastasia. Et, entre sa naissance et son adoption, ses vampires de parents biologiques ont eu l’excellente idée de la fiancer à un prince vampire, qui débarque aujourd’hui aux Etats-Unis pour récupérer sa promise.

Lucius est beau, prévenant, élégant : ça ne fait aucun doute, Jessica va lui tomber dans les bras. Malheureusement, la fiancée en question a d’autres projets et pas la moindre envie de suivre un inconnu en Roumanie, tout prince vampire qu’il soit. En nous racontant ses aventures avec un humour décapant, Jessica nous livre un guide pratique pour se débarrasser d’un vampire amoureux. Mais alors qu’elle invente tous les stratagèmes pour dégoûter Lucius, Jessica pourrait bien se retrouver prise à son propre piège. Prudence, les vampires peuvent se montrer très… persuasifs.

Mon avis :

Impossible de ne pas penser et de la comparer à la saga de Stephenie Meyer en lisant ce roman et pourtant c’est assez différent.

Tout d’abord, le récit commence et on a le sentiment qu’il s’agit d’une parodie sur le thème du vampire et de la pauvre fille peu populaire du lycée mais assez vite on s’aperçoit que ce n’est pas du tout une parodie malgré un vampire un peu vieillot tout droit venu de Roumanie et portant pantalon et cape de velours. Bien évidemment, le beau vampire mystérieux séduit la jeune et pauvre fille. Cependant, le style est très accessible et on se laisse porter par les mots, pressés d’arriver à la fin pour savoir comment se finit cette rencontre entre la jeune fille qui ne croit pas aux vampire et le prince de l’un des clans les plus importants du monde vampirique. Concernant le style, je n’aurai qu’un petit reproche à faire, on passe parfois d’un évènement à un autre de façon un peu trop abrupte, on a le sentiment d’avoir manquer des pages ! Les clichés du vampire effrayé par l’ail et la lumière nous sont heureusement épargnés malgré le château et le pieu, seul moyen de destruction.

Malgré ces petits « défauts », l’histoire est relativement bien ficelée et on est surpris par la tournure des évènements ce qui relève considérablement le niveau et mon impression sur ce roman. Bon il est clair que cela s’adresse plus à la jeunesse qu’aux adultes adultes (par opposition aux jeunes adultes encore accro aux livres jeunesse comme moi !) mais on passe malgré tout un agréable moment et je suis curieuse de connaître l’évolution de cette histoire avec le tome 2 (qui sort à peine en anglais en 2012 bouhouhouh).

Je tiens particulièrement à remercier Livraddict et les éditions Le livre de poche pour ce partenariat !!!

(¯`°v°´¯)
(_.^._)

Delirium ~ Lauren Oliver

Résumé :

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes…
« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »

Mon avis :

J’ai eu quelques difficultés avec le début de ce roman. Je trouvais l’histoire un peu lente malgré une entrée directe et explicite de ce monde si particulier. Il n’y a rien d’implicite et toutes les conséquences de cette maladie ainsi que de sa guérison sont bien comprises par le lecteur. Puis, les évènements s’enchaînent tout doucement pour s’accélérer par la suite.

On suit alors trois jeunes gens avec des visions du Protocole quelque peu différentes mais qui vont évoluer au fur et à mesure que celui-ci approche. On est tour à tour partagé, tout comme Lena, entre les avantages et inconvénients d’un monde avec ou sans amour, ni sentiment. C’est un récit plutôt déroutant car très difficile à imaginer, une telle indifférence face à des souvenirs, des proches, … Il y a un côté dérangeant.

Le style est simple, parfois un peu trop simpliste, mais d’un certain côté cela reste logique puisque la narratrice est une jeune fille « banale ».

J’ai beaucoup apprécié la « création de ce monde hors du commun », rien n’a été laissé au hasard, jusqu’à la création de sites gouvernementaux autorisant ou interdisant certains mots ou idées.

Globalement, je dirais que ce n’est pas la saga du siècle mais une petite série sympathique et j’avoue être très curieuse de connaître la suite.

Je tiens à remercier Livr@ddict et les éditions Hachette Black Moon pour ce partenariat !

 

____ — ____ — °o° — ____ — ____
¯¯¯ — ¯¯¯ — °o° — ¯¯¯ — ¯¯¯

 

Ils nous ont dit que les raids avaient pour bit de nous protéger. ils nous ont dit que les Régulateurs étaient là pour maintenir la paix.

Ils nous ont dit que l’amour était une maladie. Qui finirait par nous tuer.

Pour la première fois, je me rends compte qu’il s’agit peut-être d’un autre de leurs mensonges.

Extrait page 295

(¯`°v°´¯)
(_.^._)

Les neuf vies de Dewey ~ Vicki Myron

Résumé :

« L’une des leçons que j’ai apprises, grâce à Dewey, et sans doute la plus importante, c’est que les anges peuvent revêtir toutes les formes. Et que l’amour peut surgir de partout et de nulle part. Un seul animal est capable de changer votre vie, mais aussi la vie d’une ville. Et au-delà, pourquoi pas, de changer le monde. »
Dewey, chaton abandonné, recueilli par une modeste bibliothécaire américaine, est devenu le symbole de l’Amérique. Pendant dix-neuf ans, Dewey a su redonner goût à la vie aux entants handicapés, faire s’ouvrir les personnes âgées ou s’attendrir les plus aides… devenant « Dewey Readmore Books », la star de l’Iowa que les chaînes de télévision du monde entier venaient filmer !
Après son triomphe planétaire, best-seller dans de nombreux pays, Dewev est de retour ! Vicki Myron, forte du succès fulgurant de son histoire, revient sur cette incroyable rencontre d’un chat et d’un peuple. Entre souvenirs poignants et anecdotes édifiantes, l’auteur dévoile de nouveaux morceaux choisis qui ont fait d’un chat abandonné une légende et témoigne des milliers de lettres qu’a suscitées son histoire, comme autant de vies bouleversées par ces anges à quatre pattes.


Mon avis :

Voilà j’ai enfin terminé cet ouvrage très touchant.
De manière générale, j’ai beaucoup aimé les différentes histoires de ces chats qui représentaient beaucoup pour leur propriétaire. On ressent tout cet amour pour ces petites boules de poils et on comprend à quel point ils sont importants ainsi que tout ce qu’un simple animal peut apporter à certaines personnes. On comprend bien la volonté de l’auteur de mettre en avant ces chats, qui sont tous uniques, presque humain mais qui restent malgré tout des chats. Il n’y a pas d’anthropomorphisme exagéré, ce qui est un bon point selon moi ! J’ai eu un petit coup de cœur pour la petite Cookie, qui m’a rappelée ma Bagheera.
Un autre aspect que j’ai beaucoup aimé dans ce livre est que l’auteur présente les bibliothèques sous leur aspect social, bien trop souvent ignorés des gens. Pour beaucoup, la bibliothèque n’est qu’un entrepôt de livre où il est possible d’emprunter. Or le rôle social des bibliothécaires est beaucoup plus important qu’on ne pourrait le croire. Ici, les bibliothèques ont une image moderne, ce qui m’a tout particulièrement touchée, moi qui suis dans le métier depuis peu.
Un autre bon point de ce roman, c’est qu’il n’est pas forcément nécessaire d’avoir lu Dewey pour comprendre celui-ci même s’il y a quelques références faites vers ce premier roman. Le style est simple et efficace sans trop de fioritures inutiles. Un seul petit bémol toutefois, je trouve que parfois l’auteur se perd en anecdotes et du coup on perd un peu le fil de l’histoire présente mais cela n’est présent qu’à quelques endroits du récit.

Je remercie les éditions JC Gawsewitch et Livraddict pour m’avoir permis de découvrir ce très beau roman !

 

____ — ____ — °o° — ____ — ____
¯¯¯ — ¯¯¯ — °o° — ¯¯¯ — ¯¯¯

 

La timidité n’est pas un défaut, c’est un trait de caractère.

Extrait page 54

Dewey. Cookie. Et tous ces autres chats qui ont touché notre cœur, et changé nos vies ! Comment pourrons-nous jamais assez les remercier ? Comment pourrons-nous jamais expliquer ce que nous avons ressenti ?

Extrait page 263

Évidemment que nous nous amusions ! Les bibliothécaires ne sont pas des dames à chignons qui passent leur temps à dire « chut ! ». Nous sommes des femmes – et des hommes – qui dirigeons une entreprise. Nous avons été parmi les premiers à recourir aux e-books et au travail en réseau, via des ordinateurs. Nous maîtrisons aussi bien le marketing que la création. Notre travail est délicat, complexe – et encore plus quand un chat fait partie de l’équipe -, mais c’est bien pour cela que nous l’aimons.

Extrait page 383

 

(¯`°v°´¯)
(_.^._)